Ses mains font des vagues dans l'air silencieux. Ce vent, invisible, qui prend son corps avec force et fougue, est un rouleau de millions de sensations, de sentiments, d'odeurs. Il y a cette saveur de l'herbe fraichement coupé sur ses lèvres. Il y a cette brise coulant sur mes joues rosé. Le soleil, haut dans le ciel, comme un cri infini, teinte nos peaux de tâches rousses. Nous courons, soulevant la terre sous nos pieds qui se suspend dans le vide. L'eau du rivage transperce les rochers pour se figer aux portes des poussières marrons, avant cette fusion magique. Mes bras, s'entrouvrant comme des ailes, appel au monde de prendre mon corps. Ses doigts se posant sur ma hanche, son bras entourant mon dos, ses pat, rapide, en harmonie avec les miens, nous nous élançons dans ce gouffre. Il y a, ce bleu de la mer, miroir de la vie, ou nous plongeons. Le temps s'arrête, avant cette fusion magique.
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# Posté le mardi 29 septembre 2009 17:17

Atmosphère de mauvais rêve.

 Atmosphère de mauvais rêve.
Mes songes ont ton visage. J'ai arrêté de le dire a mes soutiens, dont leurs cervelles de pseudo-psychologue s'amuseraient a faire une interprétation foireuse a tes apparitions continuelles. Penser, rêver, interpréter. Le véritable nom du subconscient est peut-être bien fourberie. Noir, brumeux, sombre, gerbant, hurlant. Je cris, je cris, je cris. Je n'ai pas crié pourtant. Tu sais, je sais, ils savent. Je ne veux rien dire. Je cris en poussant ton corps loin de ma rage. Je cris je cris, je cris. Comme je ne l'ai pas fait. Je cris, je cris, je cris. Et je l'embrasse. Ses baisers font aussi mal que ma gorge qui hurle a ton visage. Elle, toi, moi. Je sombre dans des nuits sans contrôle. Mes lèvres ne m'appartiennent plus, mes hurlement non plus. Je chuchote a son oreille, je cris a la tienne. Douce lèvres, douce lèvres, douce lèvres. De ce venin qui fait du bien, de sa bouche sur la mienne, de la danse lente de nos langues. Et je cherche dans mon mauvais anglais, lips slow dance, slow dance lips, slow lips dance. Mes mains qui coule sur ses hanches, mes mains qui agrippe ton col pour te repousser. La danse nuit après nuit entre douceur et rage. La nuit, le vent souffle et emporte la terre que le matin je m'efforce de remettre sur ce a quoi je ne veux surtout pas penser.
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# Posté le mardi 15 septembre 2009 13:07

Modifié le mardi 15 septembre 2009 18:29

"Je suis triste et heureuse. Je suis seule et envahie. Je veux rire et pleurer. Je tombe amoureuse, je crois, sans reconnaitre le visage de celui que j'aime soudain plus que moi."

La vie heureuse - Nina Bouraoui

# Posté le samedi 15 novembre 2008 16:28

Modifié le jeudi 06 août 2009 20:13

Je ne sais pas.

Je ne sais pas.


Et le sel de mes larmes est invisible dans le sel de la mer.




-Tu as changé L.
La neige tombe par la fenêtre. Elle me regarde, je le sent mais, je ne me retourne pas. Sa phrase semble plus profonde et plus véridique que toute celle que l'on m'a dit auparavant. Cette phrase qu'on ne cesse de me répéter depuis la rentrée. J'ai peur qu'elle comprenne. Elle seule pourrait comprendre.
-Les gens pensent tous que c'est la mort de ta cousine qui t'as changé. Je pense qu'ils ont raison. Mais ce n'est pas que cela. C'est aussi autre chose. C'est autre chose, non ?
Je me retourne, je lui fais face. Oh si tu savais...
-Pourquoi ce serait autre chose ?
Elle met un temps d'arrêt, me regarde dans les yeux un instant et demande :
-Que c'est-il passé cette été ?
Je ne répond rien.
-J'ai vue O. hier. Elle est de passage, 5 jours chez sa tante. Je l'ai croisé par hasard en faisant des courses avec ma mère. Elle n'a prévenu personne de son séjour. Nous revoir, en sachant qu'elle loupe tout, qu'elle est en décalé, qu'elle est de côté, savoir que l'on vit pleins de choses sans elle, tout ça ne lui plait pas. Elle préfère avancer sans savoir, sans revenir sur le passé avec regret. Je trouve ça tellement triste et nul. Tu ne trouves pas toi ?
-Si... Mon c½ur se sert, j'ai mal, si mal.
-Elle m'a demandé de tes nouvelles, je lui ai dit que E. était morte. Elle ne savait même pas. Tu vois, ce qui m'a frappé ce sont ses yeux, son regard, que je ne lui connaissait pas, quand elle m'a parlé de toi. J'ai instantanément pensé a tes yeux, qui ont changé aussi. Je n'avais jamais vraiment fait attention. Cette similitude m'a frappé. J'ai trouvé qu'elle avait changé elle aussi. Qu'elle avait changé comme toi.
Je reste silencieuse. Je ne peu rien dire. Elle a tellement raison. Je ne sais pas si O. a changé. Je ne sais pas si O. a le même regard que moi. Je sais qu'elle m'a changé. Je sais que je suis vide a l'intérieure de moi, que je fais semblant de rire quand j'ai envie de pleurer. Que j'écris dans la nuit, des lettres que je ne lui enverrais jamais. Que j'écoute avec nostalgie les chansons qui ont accompagné notre été. Que j'ai peur de dormir, car dans mes rêves ses mains sont encore autour de moi. Que mon c½ur se sert quand je passe chaque matin devant le banc ou nous nous sommes dit adieu. Que peut elle faire ? Savoir que nous nous sommes aimée et que la vie nous a séparée ne changerais rien. Alors je me tais et garde enfouie dans mon c½ur fripé son absence et nos souvenirs doré.

# Posté le mardi 28 octobre 2008 14:08

Modifié le jeudi 06 août 2009 20:02

"Je te dévoile tout dans un message qui n'est plus a traduire."

# Posté le mercredi 29 octobre 2008 09:54

Modifié le jeudi 06 août 2009 18:40